Du semis au client, l’horticulteur produit des plantes vivantes sous serre et en plein champ, en pilotant chaque jour température, arrosage et sanitaire pour tenir une date de mise en vente.
L’horticulteur produit des végétaux d’ornement, plants de légumes, fleurs coupées, vivaces, arbustes en conteneur, dans des serres, des tunnels et des aires de culture extérieures. Il sème, repique, rempote, bouture, arrose, fertilise, surveille les ravageurs, prépare les commandes et participe souvent à la vente directe sur l’exploitation ou sur les marchés.
L’apprentissage a du sens dans ce métier parce que les cultures ne s’arrêtent pas : il faut avoir vu passer une année complète pour comprendre le rythme des repiquages, la pression parasitaire du printemps et la course à la mise en vente avant les grandes dates commerciales. L’apprenti apprend à observer une plante et à réagir avant que le problème devienne visible pour tout le monde.
| Diplômes en apprentissage | CAPa Métiers de l’agriculture, support productions horticoles · Bac professionnel Conduite de productions horticoles · BP Responsable d’entreprise agricole · BTSA Métiers du végétal : alimentation, ornement et environnement |
|---|---|
| Accès | dès 16 ans, après la 3e |
| Employeurs | Exploitations horticoles et pépinières, Producteurs de plants maraîchers et de fleurs coupées, Jardineries disposant d’une production intégrée, Serres municipales et services de production des collectivités, Coopératives et plateformes de distribution de végétaux |
| Salaire de l'apprenti | 27 % à 100 % du SMIC selon l'âge et l'année (grille et salaires observés) |

Photo : Public domain — U.S. Department of Agriculture Lance Cheung/Multimedia Ph... / Wikimedia Commons · crédits
Savoir-faire
Qualités
Tous ces diplômes se préparent en alternance, formation financée par l'employeur. Voir les formations agriculture & paysage →
On travaille sous serre, où la chaleur et l’humidité montent vite au printemps, et en extérieur sur les aires de culture. Les journées commencent tôt, surtout en saison et avant les grandes dates de vente. Le poste implique des gestes répétés, du port de charges, des plateaux et des conteneurs à manipuler toute la journée. L’arrosage impose des présences le week-end par roulement, parce qu’une culture ne peut pas attendre le lundi. Les équipements de protection sont requis pour les traitements.
Grille légale minimale en pourcentage du SMIC (Code du travail, art. D6222-26) ; la convention collective du secteur peut prévoir davantage.
| Âge | 1re année | 2e année | 3e année |
|---|---|---|---|
| 16-17 ans | 27 % | 39 % | 55 % |
| 18-20 ans | 43 % | 51 % | 67 % |
| 21-25 ans | 53 % | 61 % | 78 % |
| 26 ans et + | 100 % | 100 % | 100 % |
Salaires réellement affichés sur les offres agriculture & paysage → · Minima de la convention collective →
La région lyonnaise conserve une tradition horticole solide, avec des exploitations dans la plaine de l’est lyonnais, la vallée de la Saône et le sud du département, ainsi que des serres municipales qui produisent les fleurissements de la métropole. La proximité des marchés urbains, du marché de gros et d’un réseau dense de fleuristes et de jardineries soutient la vente directe et les circuits courts, ce qui rend le métier très concret pour un apprenti.
Toutes les offres agriculture & paysage du bassin lyonnais → · Observatoire agriculture & paysage →
Confiez à l’apprenti une culture identifiée, du semis à l’expédition, pour qu’il en suive le cycle complet et comprenne les conséquences de ses gestes. Formez-le tôt à l’observation sanitaire, avec une loupe et un tour de serre quotidien : c’est la compétence qui différencie un ouvrier d’un futur chef de culture. Encadrez strictement l’usage des produits, en respectant les règles applicables aux jeunes travailleurs pour les apprentis mineurs. Prévoyez son intégration au roulement d’arrosage seulement après une période d’accompagnement. Erreur fréquente : le cantonner au rempotage pendant toute la saison haute.
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Non. L’horticulteur produit surtout des plantes destinées à être vendues vivantes : fleurs, plantes en pot, jeunes plants, arbustes. Le maraîcher produit des légumes destinés à la consommation. Les techniques se ressemblent, semis, irrigation, protection des cultures, mais les débouchés, les calendriers et les circuits commerciaux diffèrent. Certaines exploitations combinent les deux activités.
C’est une méthode qui utilise des organismes auxiliaires, insectes prédateurs ou parasites des ravageurs, pour réguler les populations nuisibles sous serre, en réduisant fortement les traitements chimiques. Elle demande une observation très régulière et une bonne connaissance des cycles biologiques. Elle est devenue courante en horticulture et constitue une compétence recherchée par les employeurs.
L’activité connaît des pics très marqués avant le printemps et avant les grandes dates de vente, mais la production tourne toute l’année : multiplication en hiver, cultures d’automne, préparation des gammes. Les exploitations complètent leurs équipes permanentes par des saisonniers en période haute. Un contrat d’apprentissage couvre l’année complète, ce qui permet de découvrir tous les cycles.
Il faut surtout de la curiosité et de la mémoire visuelle. La botanique s’acquiert en manipulant : on retient un nom latin quand on a rempoté la plante cent fois. Les employeurs attendent d’abord de la fiabilité dans l’arrosage et l’observation, puis une progression sur les noms, les familles et les exigences de chaque espèce, ce que la formation structure.