Toute l’année à la vigne, sécateur puis tracteur enjambeur, l’ouvrier viticole conduit une plante pérenne dont chaque geste d’hiver se lit dans la récolte de l’automne suivant.
L’ouvrier viticole travaille sur un domaine ou pour une entreprise de prestation viticole. Il taille en hiver, tire les bois, plie et attache, ébourgeonne et relève au printemps, effeuille et rogne en été, vendange à l’automne. Il conduit souvent un tracteur enjambeur pour les travaux du sol et les traitements, et participe aux travaux de cave selon les domaines.
L’apprentissage est particulièrement adapté, car la vigne impose son calendrier : il faut une année complète pour comprendre l’enchaînement des opérations et le lien entre la taille et le rendement. Un apprenti apprend d’abord à observer un cep, puis à décider où couper, geste qui engage la forme de la souche pour des années. C’est un métier de précision autant que d’endurance.
| Diplômes en apprentissage | CAPa Métiers de l’agriculture, support vigne et vin · BPA Travaux de la vigne et du vin · Bac professionnel Conduite et gestion de l’entreprise vitivinicole · BTSA Viticulture-œnologie |
|---|---|
| Accès | dès 16 ans, après la 3e |
| Employeurs | Domaines viticoles familiaux et propriétés, Caves coopératives et unions de producteurs, Entreprises de prestation de services viticoles, Négociants disposant de vignobles en propre, Pépiniéristes viticoles et fournisseurs de plants |
| Salaire de l'apprenti | 27 % à 100 % du SMIC selon l'âge et l'année (grille et salaires observés) |

Photo : Public domain — Sgt. Ken Scar (U.S. Armed Forces) / Wikimedia Commons · crédits
Savoir-faire
Qualités
Tous ces diplômes se préparent en alternance, formation financée par l'employeur. Voir les formations agriculture & paysage →
L’hiver se passe dehors, dans le froid et l’humidité, sécateur en main, pendant des semaines de taille. Le printemps et l’été imposent des journées longues, parfois avec des départs très matinaux pour traiter avant la chaleur ou le vent. Les vendanges concentrent l’effort sur quelques semaines, avec des horaires étendus et une équipe renforcée. Les parcelles sont souvent en pente, ce qui sollicite le dos et les genoux. Gants, protections auditives et équipement complet pour les traitements sont indispensables.
Grille légale minimale en pourcentage du SMIC (Code du travail, art. D6222-26) ; la convention collective du secteur peut prévoir davantage.
| Âge | 1re année | 2e année | 3e année |
|---|---|---|---|
| 16-17 ans | 27 % | 39 % | 55 % |
| 18-20 ans | 43 % | 51 % | 67 % |
| 21-25 ans | 53 % | 61 % | 78 % |
| 26 ans et + | 100 % | 100 % | 100 % |
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Le Rhône est un département viticole à part entière : le Beaujolais au nord, avec ses crus et ses coteaux granitiques, et les coteaux du Lyonnais aux portes de la ville. Vers le sud, la vallée du Rhône septentrionale prolonge le bassin d’emploi. Ces vignobles, souvent en pente et travaillés par de petites structures familiales, recrutent des apprentis toute l’année et offrent une vraie diversité de pratiques, de la taille manuelle aux domaines mécanisés.
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La taille est le cœur du métier et se transmet main sur main : gardez l’apprenti à côté d’un tailleur confirmé pendant plusieurs semaines et contrôlez ses rangs, cep par cep, avant de le laisser seul. Un mauvais pli engage la souche pour des années. Formez-le tôt au tracteur enjambeur, avec une autorisation de conduite en règle, en respectant les restrictions applicables aux apprentis mineurs. Encadrez strictement les traitements phytosanitaires. Erreur fréquente : le cantonner aux travaux en vert et aux vendanges, ce qui laisse le diplôme sans la compétence la plus recherchée sur le marché.
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Ce n’est pas exigé au recrutement, mais cela devient vite indispensable, notamment sur les tracteurs enjambeurs propres à la vigne. La conduite s’acquiert pendant le contrat, avec une formation et une autorisation de conduite délivrée par l’employeur. Un ouvrier qui taille bien et conduit correctement trouve du travail toute l’année, y compris en prestation.
Non. La vigne occupe une équipe toute l’année : taille de novembre à mars, travaux en vert du printemps à l’été, vendanges à l’automne, entretien du palissage et du matériel entre deux. Les emplois saisonniers concernent surtout les vendanges. Un contrat d’apprentissage couvre le cycle complet, ce qui est exactement ce que recherchent les domaines.
L’ouvrier viticole travaille la plante, à la vigne, du sol à la récolte. Le caviste travaille le raisin, au chai, de la réception de la vendange à la mise en bouteille : pressurage, fermentations, élevage, soutirage, hygiène du matériel. De nombreux domaines demandent les deux compétences, en particulier les structures familiales où l’équipe passe de la vigne au chai selon la saison.
Oui, c’est même très courant. Les domaines manquent de main-d’œuvre qualifiée et forment volontiers des jeunes venus d’ailleurs, à condition qu’ils soient ponctuels, résistants au froid et capables de tenir un rythme régulier. Le CAPa ou le BPA en apprentissage sert précisément de porte d’entrée, sans prérequis familial ni patrimoine.