Créer un jardin puis le faire vivre : le jardinier paysagiste plante, taille, engazonne, dallage et arrosage compris, et transforme un plan sur papier en espace qui tiendra dans dix ans.
Le jardinier paysagiste intervient en création et en entretien : préparation des sols, plantations, engazonnement, pose de dallage, de clôtures et de systèmes d’arrosage, puis taille, tonte, désherbage et soins tout au long de l’année. Il travaille chez des particuliers, pour des entreprises, des bailleurs ou des collectivités, souvent en équipe de deux ou trois sur un chantier.
L’apprentissage est la voie normale d’entrée dans le métier, car tout s’apprend par le geste : reconnaître une plante à ses feuilles, tailler au bon moment sans épuiser l’arbuste, régler une tondeuse autoportée, tirer un cordeau droit. En deux ans, un apprenti passe de la manœuvre au poste de jardinier autonome sur un chantier d’entretien, sous la responsabilité d’un chef d’équipe.
| Diplômes en apprentissage | CAPa Jardinier paysagiste · Bac professionnel Aménagements paysagers · BP Aménagements paysagers · BTSA Aménagements paysagers |
|---|---|
| Accès | dès 16 ans, après la 3e |
| Employeurs | Entreprises du paysage, création et entretien, Services espaces verts des collectivités, Bailleurs sociaux et syndics gérant des résidences, Golfs, campings, parcs et sites touristiques, Pépinières et jardineries proposant des prestations de plantation |
| Salaire de l'apprenti | 27 % à 100 % du SMIC selon l'âge et l'année (grille et salaires observés) |

Photo : Public domain — Sgt. Ken Scar (U.S. Armed Forces) / Wikimedia Commons · crédits
Savoir-faire
Qualités
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Le travail se fait dehors toute l’année, sous la pluie comme en pleine chaleur, avec des journées qui commencent tôt au dépôt pour charger le matériel. Le port de charges, les postures accroupies et les vibrations des machines sollicitent le dos et les articulations. Les équipements de protection sont obligatoires : chaussures de sécurité, gants, protections auditives et visière pour la débroussailleuse, pantalon anti-coupure pour la tronçonneuse. L’activité culmine du printemps à l’automne, l’hiver étant consacré à la taille, aux plantations et aux créations.
Grille légale minimale en pourcentage du SMIC (Code du travail, art. D6222-26) ; la convention collective du secteur peut prévoir davantage.
| Âge | 1re année | 2e année | 3e année |
|---|---|---|---|
| 16-17 ans | 27 % | 39 % | 55 % |
| 18-20 ans | 43 % | 51 % | 67 % |
| 21-25 ans | 53 % | 61 % | 78 % |
| 26 ans et + | 100 % | 100 % | 100 % |
Salaires réellement affichés sur les offres agriculture & paysage → · Minima de la convention collective →
La métropole lyonnaise offre une densité rare de chantiers : résidences et copropriétés de l’est lyonnais, parcs et berges aménagés, végétalisation des cours d’école et des places, jardins de particuliers dans les monts d’Or et l’ouest lyonnais. Les entreprises du paysage sont nombreuses dans la première couronne, de Dardilly à Saint-Priest, et les collectivités de l’agglomération forment régulièrement des apprentis. La politique de désimperméabilisation des sols soutient durablement l’activité de plantation.
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Commencez par le matériel et la sécurité, pas par l’esthétique : un apprenti qui sait charger une remorque, régler une machine et porter ses protections devient productif en quelques semaines. Confiez-lui d’abord l’entretien, tonte et taille simple, avant la création, plus technique. Formez-le à la reconnaissance végétale sur le terrain, plante en main, bien plus efficacement qu’en salle. Si l’apprenti est mineur, vérifiez le cadre applicable aux travaux réglementés, notamment la conduite d’engins et l’usage de certaines machines, et faites la déclaration de dérogation. Erreur fréquente : le laisser toute l’année sur la tondeuse, ce qui bloque sa progression et l’ennuie.
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Ce n’est pas obligatoire pour entrer en apprentissage, mais cela devient rapidement déterminant. Les chantiers changent chaque jour et les équipes partent du dépôt avec un fourgon et une remorque. Le permis B, puis l’extension permettant de tracter une remorque lourde, améliorent nettement l’employabilité. Beaucoup d’employeurs aident leurs apprentis à financer le permis.
La création construit le jardin : terrassement, plantation, maçonnerie paysagère, arrosage, engazonnement, sur des chantiers qui durent de quelques jours à plusieurs semaines. L’entretien fait vivre l’existant, avec des tournées régulières chez les mêmes clients. La création est plus technique et physique, l’entretien demande davantage de connaissance végétale et de régularité. Beaucoup d’entreprises pratiquent les deux.
C’est déjà la règle dans de nombreux espaces, car l’usage des produits de protection des plantes est interdit pour l’entretien des espaces verts accessibles au public et fortement restreint chez les particuliers. Le métier a évolué vers le désherbage mécanique et thermique, le paillage et le choix d’espèces adaptées. Le Certiphyto reste utile pour connaître le cadre et les alternatives.
Oui, l’hiver est une saison de travail à part entière : taille des arbustes et des rosiers, plantations à racines nues, création de terrasses et de clôtures, entretien du matériel. L’activité ralentit surtout par grand gel ou en cas de sol détrempé. C’est une période exigeante physiquement, mais très formatrice, car on y voit la structure des végétaux sans feuillage.